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Pourquoi choisir la danse traditionnelle ?

 

Pour un enseignant qui n’a aucun vécu en danse, la danse traditionnelle représente un cadre rassurant d’expérimentation. En effet, il peut s’appuyer sur des formes chorégraphiques pré-établies en lien étroit avec la musique.

Pour les enfants, cette forme de danse correspond tout à fait à leurs capacités motrices et à leur énergie (on alterne souvent des parties lentes et des parties rapides).

Les différentes propositions de pas, de déplacements qui vont se complexifier répondent à leur envie d’apprendre, de se surpasser. La richesse du répertoire est telle que chacun pourra y trouver son compte. La créativité des enfants va s’exprimer dans leur interprétation de la danse, par la manière unique dont ils vont s’en saisir et la restituer tant dans leurs mouvements que dans la qualité de la communication qu’ils vont créer avec leurs partenaires.

La danse traditionnelle partage, avec toutes les autres formes de danses traditionnelles du monde, des fondamentaux et des valeurs qui sont leurs caractéristiques : le contact avec le sol (la terre), le rapport à la musique (la pulsation), le rapport à l’autre (le ou les partenaire(s), des chorégraphies inspirées par la gestuelle de la vie quotidienne.

Cette culture commune crée du lien social et permet une communication non verbale.

 

danse folk

 

Les enjeux de la danse traditionnelle à l’école

La danse traditionnelle est par essence régionale, ludique, musicale et collective.
Ces quatre composantes nous offrent des opportunités pour travailler avec les enfants :
un répertoire artistique qui enrichit la culture des enfants et leur fait découvrir des formes chorégraphiques originales, un développement de leur motricité en abordant une palette riche de pas, un éveil musical au moyen de rythmes simples et variés, de mélodies et de chants très diversifiés, des codes pour vivre ensemble.

Les formes de danse peuvent être très diversifiées et se complexifier.

sur le plan musical : l’écoute musicale va s’affiner et les enfants sauront mieux suivre la pulsation, les phrases musicales, les temps forts, les rythmes.
Sur le plan moteur : les pas seront plus complexes et nombreux (pas latéral, pas de polka, enchaîner le sautillé à droite et à gauche) toujours en interaction avec son ou ses partenaires.
sur le plan chorégraphique : on abordera des danses à 3 figures ou à une forme « couplet-refrain », la chorégraphie de la danse changeant à chaque reprise.
sur le plan relationnel : l’enfant devra prendre conscience de sa place dans le groupe pour mieux respecter l’autre et les exigences de la chorégraphie : être au bon endroit au bon moment en étant capable d’aider ses partenaires. Il lui faut apprendre à accepter le nouveau partenaire que la danse lui impose. Enfin, chacun à leur tour, ils pourront être meneur et prendre la responsabilité de conduire une chaîne.

Le regard, joue un rôle important non seulement dans la qualité de présence du danseur mais aussi dans la communication avec l’autre et les autres pour s’orienter, pour s’inviter.

« le regard est un toucher à distance » E. DECROUX

C’est en prenant conscience de tous ces enjeux que l’enseignant pourra mener ce projet  danse avec l’idée que pratiquer la danse traditionnelle n’est pas un simple divertissement. Dans les sociétés traditionnelles, ces danses avaient des fonctions d’éducation et de régulation sociale. C’est pour ces vertus que l’on peut continuer de les utiliser à l’école.

 

 

danse folk2

 

Conclusion

La danse traditionnelle est, par essence collective, c'est-à-dire qu’elle permet à chacun de pratiquer et de s’exprimer tout en restant « protégé » par le groupe.

La pratique régulière de la danse à l’école concourt à faire évoluer les enfants, ainsi, de déplacements brouillons et incertains, d’inattention à la musique, ils passent à une qualité d’écoute certaine, à une précision et à un plaisir visible à partager.

Dans le contexte de l’école, s’il faut présenter sa danse à d’autres, ce sera en privilégiant l’échange et la rencontre en faisant en sorte que chaque classe ou groupes puissent danser ensemble. Tout le climat d’une classe et d’un groupe peut s’en trouver transformé comme dans toute pratique artistique partagée. Il n’y a ni enjeu de pouvoir, ni rivalité d’un groupe par rapport à un autre, pas de compétition.

 

 

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